La traduction automatique est-elle assez fiable pour traduire les sous-titres vidéo ?
Découvrez les conseils de Gio, notre spécialiste du sous-titrage, pour intégrer la traduction automatique à votre workflow et éviter ses pièges.
Giovanni Galvez · 6 août 2020
La traduction automatique dans le cloud répond à de nombreux cas d'usage. Le plus courant consiste à traduire des documents et des phrases pour des lettres ou des e-mails. Pourtant, il n'est pas toujours aussi simple de traduire automatiquement un fichier de sous-titres qu'un document Word. Le sous-titrage vidéo doit respecter des règles précises de qualité et d'accessibilité. Les termes spécialisés, les noms et les indications sonores peuvent imposer de nombreux copier-coller dans un moteur comme Google Translate. SyncWords répond à ces difficultés avec plusieurs outils automatisés.
Les difficultés posées par les formats de sous-titres courants
Certains formats, tels que SRT, WebVTT, IMSC ou TTML, sont simples et peuvent être ouverts dans un traitement de texte. Les formats plus avancés comme EBU-STL, SCC et MCC ne sont pas directement exploitables pour la traduction. Un logiciel doit d'abord interpréter les données et le minutage pour les rendre lisibles. Même avec un format simple comme SRT, un traitement de texte n'est pas toujours adapté à la traduction et au montage.
Minutage et segmentation du texte
Dans un workflow vidéo, le texte ne représente que la moitié du travail. Le monteur ou le sous-titreur doit aussi tenir compte du minutage et de la segmentation. Une trop grande quantité de texte affichée à la fois nuit au visionnage. Le texte traduit doit préserver le minutage sans détourner l'attention de la vidéo. Dans l'idéal, l'IA aligne le texte au niveau du mot afin d'intégrer au mieux la traduction automatique.
Au Canada et aux États-Unis, des directives publiques encadrent l'accessibilité des sous-titres. Elles imposent notamment une vitesse de lecture adaptée. Il faut donc parfois condenser une phrase lorsque le dialogue est trop rapide. Si un grand volume de texte ne reste à l'écran que très brièvement, le spectateur n'aura pas le temps de le lire. La même règle vaut pour les sous-titres traduits : le processus doit préserver un minutage lisible afin de rendre la vidéo accessible.
Contrôle qualité du texte traduit
Un traducteur peut être nécessaire pour relire le texte produit automatiquement, vérifier son exactitude et s'assurer qu'il respecte les règles professionnelles du sous-titrage vidéo. Sans logiciel adapté, le montage peut devenir très manuel et fastidieux. Ces outils doivent aussi être accessibles en ligne, car de nombreux traducteurs travaillent à distance. L'automatisation et le minutage assistés par IA facilitent leur travail et offrent un workflow clair aux nouveaux utilisateurs. La traduction automatique peut contribuer à localiser les sous-titres, mais elle ne constitue qu'une composante d'un programme vidéo de qualité destiné à un public international.